Sorcellerie en Afrique francophone : croyances et réalités
De Cotonou à Kinshasa, de Douala à Abidjan — la sorcellerie est un fait social total en Afrique francophone. Elle n'est pas un reliquat du passé : elle est vivante, dynamique et en constante évolution. Contrairement à l'Europe où la croyance magique est devenue marginale, dans une grande partie de l'Afrique francophone, la sorcellerie reste un cadre d'explication central du monde.
Ce guide explore les traditions de sorcellerie à travers l'Afrique francophone, leurs mécanismes et leur impact social — en mettant en lumière les parallèles avec le 打小人 hongkongais et les différences fondamentales.

TL;DR — Points Essentiels
| Pays | Pratique principale | Statut légal |
|---|---|---|
| Bénin | Vodun (vaudou) | Religion officielle depuis 1996 |
| Cameroun | Fétichisme (Djambe, Nkong) | Art. 251 CP — puni mais toléré |
| RDC | Kindoki, Nkisi | Lois existantes, peu appliquées |
| Côte d'Ivoire | Maraboutage, sorcellerie Akan | Droit coutumier |
| Sénégal | Maraboutage | Toléré |
| France (diaspora) | Syncrétisme | Cadre juridique français |
Panorama par pays
Bénin — Le berceau du Vodun

Le Bénin est le seul pays au monde où le vaudou est religion d'État. Depuis 1996, le 10 janvier est jour férié national — la Fête du Vaudou.
| Aspect | Détail |
|---|---|
| Statut | Religion officielle |
| Fête nationale | 10 janvier — Fête du Vaudou |
| Praticiens | Bokonon (devins), Hounnongan (prêtres) |
| Divinités | Plusieurs centaines de Vodun |
| Temple principal | Temple des Serpents, Ouidah |
| Patrimoine UNESCO | Vaudou inscrit en 2024 |
Le Temple des Serpents de Ouidah est un lieu de pèlerinage majeur. Le vaudou béninois a influencé le vaudou haïtien à travers la traite transatlantique.
Cameroun — La puissance du fétichisme

Le Cameroun possède l'une des traditions de sorcellerie les plus actives d'Afrique, avec une diversité ethnique qui se reflète dans ses pratiques.
Concepts clés :
- Djambe (Beti/Ewondo) — Sorcellerie nocturne, la capacité de nuire par des moyens surnaturels
- Nkong (Bamileke) — Puissance mystique héritée par le lignage, liée à la chefferie traditionnelle
- Evu (Fang/Bulu) — Force spirituelle intérieure qui peut être utilisée pour le bien ou le mal
- Féticheur — Spécialiste qui manipule les forces surnaturelles
Cadre juridique : L'article 251 du Code pénal camerounais punit la pratique de la sorcellerie, mais les poursuites sont rares et les traditions persistent. En 2020, une affaire médiatisée à Douala a relancé le débat sur la nécessité de réformer cette loi.
Le phénomène des « enfants sorciers » au Cameroun : Contrairement à la RDC où ce phénomène est largement documenté, le Cameroun connaît une situation moins médiatisée mais tout aussi préoccupante. Des ONG locales estiment à plusieurs centaines le nombre d'enfants accusés de sorcellerie et rejetés par leur famille chaque année dans les régions du Centre et du Littoral.
Congo (RDC et Congo-Brazzaville) — Les nkisi et la nuit
Concepts clés :
- Nkisi (Kongo) — Objet de pouvoir, réceptacle d'esprit utilisé pour la guérison ou la malédiction
- Kindoki (Lingala) — Sorcellerie, pouvoir surnaturel hérité ou acquis
- Nganga — Spécialiste rituel, guérisseur et devin
- Lemba — Société secrète thérapeutique, utilisée pour réguler les conflits
La RDC connaît un problème grave d'accusations de sorcellerie contre les enfants — des milliers d'enfants sont abandonnés ou persécutés chaque année, un phénomène documenté par l'UNICEF. Les facteurs explicatifs incluent la pauvreté, les crises humanitaires, et la montée des Églises de délivrance qui attribuent maladies et malheurs à la sorcellerie infantile.
Spécificité congolaise : Contrairement au Bénin où la sorcellerie est encadrée par une religion reconnue, en RDC elle opère dans un vide juridique où se mêlent croyances traditionnelles, christianisme charismatique et justice informelle.
Côte d'Ivoire — Le maraboutage urbain
En Côte d'Ivoire, la sorcellerie traditionnelle coexiste avec le maraboutage islamique.
| Pratique | Origine | Fonction |
|---|---|---|
| Maraboutage | Islam soufi | Protection, chance, amour |
| Sorcellerie Akan | Traditionnelle | Justice, pouvoir |
| Commerçants magiques | Urbain | Services magiques à la demande |
Le marché de Treichville à Abidjan est le principal centre de produits ésotériques de la sous-région — on y trouve peaux de panthère, gris-gris, poudres et encens venus de tout le continent.
Sénégal — Le marabout comme guide spirituel
Au Sénégal, le marabout est une figure sociale respectée, qui combine enseignement religieux et pratiques ésotériques. Contrairement à d'autres pays où la sorcellerie est diabolisée, le marabout sénégalais est souvent consulté pour des problèmes quotidiens : travail, amour, santé.
Les Mourides et la spiritualité du travail : La confrérie mouride, fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, intègre le travail comme forme de prière. Les marabouts mourides offrent des bénédictions (baraka) pour la réussite professionnelle — une approche qui rappelle la fonction pragmatique du 打小人 face aux problèmes concrets de la vie.
Mécanismes de la sorcellerie africaine
Comment ça « fonctionne »
Dans la croyance africaine, la sorcellerie opère selon plusieurs mécanismes, qui varient selon les ethnies mais partagent des traits communs :
| Mécanisme | Description | Répartition |
|---|---|---|
| Double nocturne | Le sorcier a un double qui agit la nuit | Afrique centrale |
| Mangeur d'âmes | Le sorcier « mange » l'essence vitale de la victime | Afrique de l'Ouest |
| Envoûtement | Action à distance via un objet lié à la cible | Universel |
| Poison rituel | Substance physique combinée à un rituel | Afrique centrale et de l'Ouest |
| Pacte | Accord avec un esprit en échange de pouvoir | Variable |
Les « armes » du sorcier
- Effigies — Figurines représentant la cible (parallèle direct avec le 打小人)
- Substances — Poudres, décoctions, poisons
- Mots — Incantations, malédictions verbales
- Objets personnels — Cheveux, ongles, vêtements de la cible
- Sacrifices — Animaux offerts aux esprits
La sorcellerie comme système social
Fonction de régulation
La sorcellerie en Afrique n'est pas qu'une croyance — c'est un système de régulation sociale qui remplit plusieurs fonctions :
- Dissuasion : La peur de la sorcellerie prévient les comportements antisociaux
- Explication : Elle fournit un cadre pour comprendre le malheur et la maladie
- Justice : Elle offre un recours quand les institutions étatiques échouent
- Contrôle social : La menace d'accusation maintient l'ordre communautaire
- Cohésion : Les rituels collectifs renforcent les liens communautaires
La sorcellerie en ville
La sorcellerie n'est pas un phénomène rural. Elle s'adapte à la vie urbaine :
| Ville | Pratique urbaine |
|---|---|
| Kinshasa | Églises de délivrance, pasteurs anti-sorcellerie |
| Douala | Féticheurs en boutique, marabouts de quartier |
| Abidjan | Marchés de produits ésotériques (marché de Treichville) |
| Brazzaville | Guérisseurs traditionnels en ville |
| Cotonou | Temples vaudou urbains |
Parallèle avec Da Siu Yan
La tradition chinoise de Da Siu Yan et les traditions africaines de sorcellerie partagent des fondements communs :
| Aspect | Sorcellerie africaine | Da Siu Yan |
|---|---|---|
| Effigie | Figurine en argile/bois | Papier 小人 |
| Identification | Objet personnel de la cible | Nom écrit sur l'effigie |
| Action | Transfert d'énergie négative | Frappe avec chaussure |
| Destruction | Brûler/enterrer | Crémation (焚化) |
| Justification | Réponse à une injustice | Neutralisation d'un ennemi |
| Praticien | Nganga / Bokonon / Marabout | Praticienne à Goose Neck Bridge |
| Protection | Contre-sort / gris-gris | Dissolution (化解) |
| Standardisation | Variable selon ethnie | 8 étapes fixes |
Différence majeure : Da Siu Yan est un rituel standardisé en 8 étapes, pratiqué ouvertement. La sorcellerie africaine est variable selon l'ethnie, le praticien et le contexte. Les deux partagent cependant la même fonction fondamentale : offrir un moyen rituel de faire face à l'injustice.
Les figures anthropologiques clés de l'étude de la sorcellerie africaine
La compréhension scientifique de la sorcellerie africaine doit beaucoup à plusieurs anthropologues dont les travaux de terrain restent des références :
-
E.E. Evans-Pritchard (1902-1973) — Son étude des Azandé (Soudan, 1937) est le texte fondateur. Il a démontré que la sorcellerie n'est pas une irrationalité mais un système explicatif cohérent qui répond à la question « pourquoi moi, pourquoi maintenant ? » — question que la science ne peut pas traiter.
-
Marc Augé (né en 1935) — Anthropologue français, il a analysé la sorcellerie comme « fait social total » qui structure les relations de pouvoir en Afrique de l'Ouest contemporaine. Ses travaux sur le prophétisme et la sorcellerie en Côte d'Ivoire restent des références.
-
Peter Geschiere (né en 1941) — Anthropologue néerlandais, il a étudié l'« État sorcier » au Cameroun, montrant comment les croyances en sorcellerie s'adaptent à la modernité et à la démocratisation.
-
Jean-Pierre Dozon (né en 1942) — Anthropologue français spécialiste de la Côte d'Ivoire, il a analysé le lien entre sorcellerie, prophétisme et développement économique.
Ces études montrent que la sorcellerie africaine est un phénomène dynamique, qui s'adapte aux transformations sociales plutôt que de disparaître.
Sorcellerie et développement économique : un paradoxe
Un paradoxe souvent noté par les chercheurs : la sorcellerie ne recule pas avec le développement économique — elle se transforme. Dans les grandes villes africaines, les marabouts et ngangas prospèrent parce que l'urbanisation crée de nouvelles insécurités (chômage, compétition, individualisme) que les structures traditionnelles ne gèrent plus. Les riches hommes d'affaires de Douala ou Abidjan consultent parfois plus que les ruraux — non par « superstition » mais parce que l'accumulation rapide de richesse, dans une société où la solidarité est une valeur centrale, crée des tensions que seule une explication magique peut résoudre.
La parole et le verbe dans la sorcellerie africaine
Les fétiches et objets de pouvoir en Afrique francophone
Les objets de pouvoir — qu'on les appelle fétiches, gris-gris, nkisi ou wanga — sont au cœur des pratiques de sorcellerie africaine. Comprendre leur nature et leur fonctionnement est essentiel pour saisir la différence fondamentale avec les traditions occidentales.
Typologie des objets de pouvoir
| Type | Région | Matériau | Fonction |
|---|---|---|---|
| Nkisi | Congo (RDC, Angola) | Bois, clous, miroir, substances | Guérison, malédiction, protection |
| Gris-gris | Afrique de l'Ouest (Sénégal, Mali) | Tissu, cuir, herbes, versets coraniques | Protection, chance, amour |
| Bocio | Bénin, Togo | Bois sculpté, clous, tissu | Protection individuelle, pouvoir |
| Boli | Mali (Bambara) | Terre, résine, substances animales | Pouvoir collectif, serments |
| Minkisi | Congo | Objets composites multiples | Pluralité de fonctions |
| Wanga | Bénin, Haïti | Paquet d'ingrédients, ficelle | Sortilège spécifique |
La fabrication d'un nkisi : un processus rituel complexe
Contrairement à un talisman européen qui peut être acheté tout fait, la fabrication d'un nkisi congolais suit un protocole rigoureux qui peut prendre plusieurs semaines :
- Choix du bois — Un arbre spécifique est sélectionné, souvent dans une forêt sacrée
- Taille de la statuette — Le nganga sculpte la forme humaine en y insufflant des prières
- Ajout de substances — Mélange de terres, de cendres, de plantes, de résines
- Insertion de clous ou lames — Chaque clou représente une promesse ou un serment
- Activation par le nganga — Rituel final qui « éveille » l'esprit contenu dans l'objet
- Offrande — Sang ou nourriture pour nourrir l'esprit du nkisi
Les nkisi les plus célèbres sont ceux du peuple Kongo (RDC, Angola) — des statuettes en bois clouté qui ornent aujourd'hui les musées du monde entier (Musée du Quai Branly, British Museum, Metropolitan Museum). Arrachés à leur contexte rituel, ils sont devenus des objets d'art, mais leur fonction originelle reste profondément ancrée dans la spiritualité congolaise.
Fétiche vs icône : une différence fondamentale
| Objet occidental | Fétiche africain |
|---|---|
| L'icône représente le divin | Le fétiche contient le spirituel |
| La puissance vient de Dieu | La puissance est fabriquée par l'homme |
| L'objet est un intermédiaire | L'objet est un habitat pour l'esprit |
| La destruction de l'icône n'affecte pas Dieu | La destruction du fétiche libère ou annule l'esprit |
Cette différence explique pourquoi la sorcellerie africaine est si concrète, si « matérielle » — le pouvoir est littéralement fabriqué, contenu, manipulé dans des objets physiques. Le 打小人, avec son effigie en papier, sa chaussure et son feu, partage cette même matérialité rituelle que l'on retrouve dans les traditions africaines.
Une dimension souvent négligée est le pouvoir de la parole dans les traditions africaines. Contrairement à la conception occidentale où la parole est un simple outil de communication, dans de nombreuses cultures africaines, la parole dite à voix haute a un pouvoir performatif — elle crée la réalité qu'elle énonce. C'est pourquoi :
- Les malédictions sont toujours proférées à voix haute (jamais dans la pensée silencieuse)
- Les bénédictions suivent la même règle — la parole engage le monde spirituel
- Le silence peut être une forme de protection (ne pas nommer le danger)
Cette conception rejoint étrangement l'étape 稟告 du 打小人, où la verbalisation publique des griefs est un acte rituel en soi.
Le nom comme cible : l'importance de l'identification précise
Dans pratiquement toutes les traditions africaines de sorcellerie, le nom complet de la cible est essentiel. Connaître et prononcer correctement le nom d'une personne, c'est avoir un pouvoir sur elle — car le nom n'est pas une simple étiquette mais une partie de l'être. C'est pourquoi :
- Les malédictions exigent le nom exact de la cible (jamais un surnom)
- Dans certaines ethnies, on donne aux enfants plusieurs noms : un nom public (connu de tous) et un nom secret (connu des seuls parents)
- Les marabouts demandent souvent le nom de la mère pour renforcer le lien spirituel
Cette conception du nom comme vecteur de pouvoir se retrouve dans le 打小人, où l'écriture du nom sur l'effigie de papier est une étape rituelle cruciale (稟告). La parenté entre ces traditions est frappante : à Hong Kong comme au Bénin, nommer, c'est atteindre.
Impact de la diaspora en France
Les communautés africaines francophones en France maintiennent leurs croyances et pratiques :
- Marabouts — Présents dans toutes les grandes villes (Paris, Lyon, Marseille)
- Boutiques ésotériques — Quartiers africains (Château Rouge à Paris, Guillotière à Lyon)
- Églises de délivrance — Chrétiennes, axées sur la lutte anti-sorcellerie
- Demande de désenvoûtement — Service le plus demandé, toutes communautés confondues
- Marché parallèle — Estimé à plusieurs millions d'euros en France
Le cadre juridique français encadre ces pratiques : tant qu'il n'y a pas d'escroquerie ni d'exercice illégal de la médecine, les pratiques sont légales. La France offre ainsi un espace de liberté religieuse et culturelle où ces traditions peuvent s'exercer.
Phénomène de double appartenance : De nombreux membres de la diaspora consultent à la fois un médecin généraliste et un marabout, un psychologue et un nganga — non par contradiction, mais par complémentarité. Cette double approche, que les anthropologues appellent « pluralisme médical », illustre la coexistence du rationnel et du spirituel dans les sociétés modernes.
La sorcellerie comme fait social total
L'anthropologue français Marc Augé a étudié la sorcellerie africaine comme un « fait social total » — un phénomène qui touche tous les aspects de la vie : santé, travail, famille, politique. Contrairement à la conception occidentale qui marginalise le surnaturel, les sociétés africaines l'intègrent dans leur fonctionnement quotidien.
Cette intégration explique pourquoi la croyance en sorcellerie persiste, même dans les milieux urbains et éduqués. Elle n'est pas un manque de rationalité — c'est un système d'interprétation alternatif qui coexiste avec la médecine moderne et la science.
L'anthropologue britannique E.E. Evans-Pritchard, dans son étude classique des Azandé (Soudan), a démontré que la sorcellerie n'est pas incompatible avec la rationalité — elle est simplement un système explicatif différent, qui répond à la question « pourquoi moi, pourquoi maintenant » là où la science répond à la question « comment ».
Éthique et respect
La sorcellerie africaine est une tradition vivante pratiquée par des millions de personnes. Quelques principes à respecter :
- Ne pas réduire la spiritualité africaine à de la « superstition »
- Respecter les praticiens traditionnels comme des acteurs sociaux légitimes
- Contextualiser les pratiques dans leur cadre culturel
- Distinguer croyance culturelle et charlatanisme
- Reconnaître la dimension sociale et régulatrice de ces pratiques
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Sorcellerie et numérique : une nouvelle frontière
Comme toutes les traditions, la sorcellerie africaine s'adapte à l'ère numérique. Des consultations de marabouts par WhatsApp, des tirages de Fa en ligne, et des communautés de partage sur Facebook sont devenus courants. Cette numérisation, que l'on pourrait appeler "Digital Fétiche", suit la même logique que le Digital Mutelu thaïlandais : les croyances traditionnelles ne disparaissent pas — elles migrent vers de nouveaux supports.
L'économie numérique de la sorcellerie
Cette transition numérique a créé une véritable économie parallèle :
| Service numérique | Plateforme typique | Coût moyen | Clientèle |
|---|---|---|---|
| Consultation de marabout | WhatsApp, Skype | 20-100 EUR/séance | Diaspora africaine en Europe |
| Tirage de Fa en ligne | Sites web spécialisés | 15-50 EUR | Béninois expatriés |
| Vente de gris-gris | Facebook, Instagram | 10-50 EUR | Jeunes urbains |
| Rituel de protection à distance | Téléphone + envoi postal | 50-200 EUR | Clients européens |
| Formation au maraboutage | YouTube, groupes privés | 50-500 EUR | Apprentis praticiens |
Ce marché, difficile à quantifier précisément, illustre comment la tradition s'adapte aux infrastructures modernes sans perdre son essence. Le 打小人 en ligne s'inscrit dans cette même logique de tradition numérisée accessible à tous.
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Questions Fréquemment Posées
La sorcellerie est-elle répandue en Afrique francophone
Oui, la croyance en la sorcellerie est largement répandue en Afrique francophone. Selon les études anthropologiques, entre 70% et 95% de la population dans certains pays croit en l'existence de la sorcellerie. Ce n'est pas un phénomène marginal — c'est un cadre explicatif central pour comprendre le malheur, la maladie et la mort.
Quelle est la différence entre sorcellerie et vaudou
Le vaudou est une religion organisée avec des prêtres, des temples et une cosmologie structurée, originaire du Bénin. La sorcellerie est un phénomène plus diffus — des croyances et pratiques magiques qui existent dans presque toutes les cultures africaines, souvent sans structure religieuse formelle.
La sorcellerie est-elle punie par la loi en Afrique francophone
Cela varie selon les pays. Le Cameroun a des lois punissant la pratique de la sorcellerie (art. 251 du Code pénal). Le Bénin reconnaît le vaudou comme religion officielle. La RDC a des lois contre la sorcellerie mais les applique rarement. En Côte d'Ivoire, la sorcellerie relève du droit coutumier.
Quels sont les signes de sorcellerie selon les traditions africaines
Les signes varient selon les cultures, mais incluent généralement : maladies inexpliquées, morts successives dans une famille, échecs répétés, stérilité inexpliquée, cauchemars avec des animaux spécifiques.
Peut-on se protéger de la sorcellerie africaine
Chaque tradition propose ses propres méthodes de protection : gris-gris (Bénin), nkisi (Congo), protection maraboutique (Afrique de l'Ouest). Le désenvoûtement dans la tradition africaine implique généralement un guérisseur qui identifie la source du mal et effectue un rituel de contre-mesure.
Les enfants sont-ils accusés de sorcellerie en Afrique
Malheureusement oui. L'accusation de sorcellerie contre les enfants est un problème grave dans certains pays (RDC, Congo-Brazzaville, Nigeria). Des ONG comme UNICEF et l'UNHCR documentent ce phénomène. C'est l'un des aspects les plus troublants de la croyance en sorcellerie.
Comment la sorcellerie africaine influence-t-elle la France
Via les communautés diasporiques, la sorcellerie africaine est présente en France. Des marabouts et guérisseurs pratiquent dans les grandes villes. La demande de désenvoûtement et de protection est significative dans ces communautés.
Existe-t-il des rituels similaires à Da Siu Yan en Afrique
Oui, plusieurs traditions africaines pratiquent des rituels d'effigie similaires à Da Siu Yan. Au Congo, les nkisi (objets de pouvoir) peuvent être utilisés pour neutraliser un ennemi. Au Bénin, le vaudou prévoit des rituels de contre-attaque. La différence principale est que Da Siu Yan est standardisé en 8 étapes, tandis que les rituels africains varient selon l'ethnie et le praticien.
Qu'est-ce qu'un marabout et quel est son rôle
Un marabout est un guide spirituel dans la tradition islamique ouest-africaine, qui combine l'enseignement coranique avec des pratiques ésotériques. Il peut offrir protection, chance, amour et désenvoûtement. En Afrique francophone et dans la diaspora, le marabout joue un rôle social important, comparable à celui d'un guérisseur traditionnel.
Comment la sorcellerie africaine est-elle perçue par les Églises chrétiennes
Le christianisme africain a développé une position complexe. Les Églises de délivrance (notamment en RDC et au Nigeria) intègrent la lutte contre la sorcellerie dans leur théologie. Des pasteurs 'anti-sorcellerie' pratiquent des exorcismes et des délivrances. Cette approche syncrétique mêle christianisme et croyances traditionnelles africaines.
Quel est l'impact social de la croyance en sorcellerie
L'impact est ambivalent. D'un côté, la sorcellerie sert de régulateur social (dissuasion des comportements antisociaux). De l'autre, elle peut causer des drames : accusations injustes, exclusion sociale, violences. Les anthropologues soulignent que la sorcellerie est un 'fait social total' qui structure les relations communautaires.
Le 打小人 peut-il être utilisé dans un contexte africain
Oui, le 打小人 en ligne est accessible depuis n'importe quel pays, y compris les pays africains francophones. Sa structure en 8 étapes (neutralisation + protection) est compatible avec les croyances locales. De nombreux utilisateurs africains l'ont adopté comme complément à leurs traditions locales.
Comment les États africains francophones luttent-ils contre les dérives de la sorcellerie
La réponse est inégale. Au Cameroun, l'article 251 du Code pénal punit la sorcellerie mais son application est controversée. En RDC, des ONG travaillent avec les Églises pour prévenir les accusations contre les enfants. Au Bénin, l'État encadre le vaudou comme religion officielle, ce qui régule les excès. La tendance générale est à la recherche d'un équilibre entre protection des droits humains et respect des traditions.
Le 打小人 est-il utilisé par la diaspora africaine en France
Oui, de façon croissante. Des témoignages sur les forums et les groupes WhatsApp montrent que des membres de la diaspora africaine francophone utilisent le 打小人 en ligne comme complément aux pratiques traditionnelles (maraboutage, consultation de nganga). La raison invoquée est souvent la même : le 打小人 est gratuit, anonyme, et ne nécessite pas de déplacement chez un praticien.
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